Commentaire sur Patrick Hirtz : “Nous avons besoin les uns des autres pour raconter le monde…”

On ne peut qu’approuver le voeu de P Hirtz que journalistes et humanitaires “apprennent à travailler ensemble, redéfinissent entre eux un contrat de confiance”.
Il serait intéressant de préciser : quels journalistes ? quels humanitaires ?
Le site de Coordination Sud, qui se présente comme le portail des ONGs françaises de solidarité internationale parle d’un nombre de plusieurs milliers pour les ONGs françaises (voir Budget et nombre d’ ONGs françaises à http://www.coordinationsud.org/rubrique.php3?id_rubrique=20).
Certes cette diversité est source de richesse mais n’est-elle pas aussi source de difficulté à se faire entendre ?
Quand une grande ONG, à l’occasion du terrible tsunami asiatique, fait savoir (et à mon avis, c’est tout à son honneur), qu’elle n’a plus besoin de fonds, combien de petites ONGs auraient aimé en avoir un peu plus ?
Alors communiquer : oui mais en évitant la surenchère, comme l’écrit P Hirtz (”Le pire, c’est lorsqu’ils se placent dans une logique marchande, qu’ils ont besoin de se montrer, de se raconter pour récolter des fonds et qu’ils donnent dans la surenchère sur certains lieux de crise.”)
Une plus forte coordination des humanitaires n’apparait-elle pas alors comme souhaitable, tant dans le domaine de la communication que peut-être dans d’autres domaines, avec le risque pour chaque ONG de perdre (un peu ?, beaucoup ?) de son identité ?

Roger Wyart

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